La légende de Seabiscuit un cheval de course pur-sang américain

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Seabiscuit (23 mai 1933 - 17 mai 1947) est un cheval de course pur-sang américain. Il défraya la chronique au cours des années 1930, et son parcours hors du commun fit de lui une figure populaire auprès du public américain alors frappé par la Grande Dépression.

Il est demeuré un des chevaux de courses les plus célèbres de l'histoire, et de nombreux livres et films lui ont été consacrés, dont un film à succès, Pur sang, la légende de Seabiscuit, nommé pour l'Oscar du meilleur film en 2003.

Les débuts Fils de Hard Tack (par le légendaire Man O'War) et Swing On, par Whisk Broom II, Seabiscuit est né au haras de Claiborne Farm, à Paris, dans le Kentucky. Propriété de Gladys Mills Phipps, son modèle et son attitude ne laissaient présager en rien de son avenir : petit, avec de mauvais aplombs,

il se signale surtout par son apathie. Son premier entraîneur, le légendaire Sunny Jim Fitzsimmons, s'en occupe peu, et le fait courir sur des hippodromes de seconde zone, où le poulain ne brille guère. À la fin de son année de 2 ans, il aura beaucoup couru (35 courses), pour cinq victoires seulement.

Il est alors vendu pour $ 8.000 à Charles S.Howard, un entrepreneur fortuné. Si le prix de vente (environ 100 000 dollars d'aujourd'hui) fut loin d'être négligeable malgré le maigre palmarès du poulain, c'est que Sunny Fitzsimmons ne niait pas que celui-ci possédât un certain potentiel, et après tout il avait déjà engrangé plus de $ 12.000 de gains.

Premiers triomphes Seabiscuit fut confié à un obscur entraîneur, le taiseux Tom Smith, qui ne mit pas longtemps à mesurer le talent du cheval, qui ne demandait qu'à s'épanouir. Il s'en occupa attentivement et le confia à un jockey en mal de réussite,

Red Pollard. Les résultats ne se firent pas attendre, le poulain remportant plusieurs victoires sur la Côte Est. Fin 1936, il est envoyé en Californie, où il remporte deux nouvelles épreuves, faisant à chaque fois une forte impression.

L'année suivante, il monte nettement de catégorie, et son objectif avoué est le Santa Anita Handicap, la plus prestigieuse épreuve californienne, dotée de $125.000 (soit environ 1,5 million de dollars d'aujourd'hui). Après avoir remporté une des deux courses préparatoires auxquelles il a pris part, Seabiscuit s'aligne au départ de la grande épreuve face aux meilleurs chevaux de la Côte Ouest. Bien placé durant le parcours, il semble avoir course gagnée quand il ralentit inexplicablement, et se fait toiser au poteau par Special Agent, d'un nez. Cette défaite est imputée à Red Pollard qui, ayant perdu un œil lors d'un accident à l'entraînement (et non au cours d'un match de boxe, comme le prétend le film de 2003), n'a pas vu à temps son concurrent qui fondait sur lui. Malgré ce revers, Seabiscuit est considéré comme le meilleur cheval de Californie, d'autant qu'il remporte ses trois courses suivantes.

Son propriétaire décide alors de réexpédier son champion sur le circuit de la Côte Est, réputé plus relevé, et Seabiscuit se montre à la hauteur de sa réputation grandissante, accumulant les succès dans des handicaps où il doit supporter des charges bien plus lourdes que ses adversaires. À la fin de l'année 1937, il a remporté 11 de ses 15 courses et il est le cheval le plus riche des États-Unis, ayant accumulé près de $ 170.000 de gains. Néanmoins, s'il est une grande vedette en Californie, il reste, côté Atlantique dans l'ombre du phénomène War Admiral, au parcours plus classique et plus prestigieux, puisqu'il est devenu le quatrième poulain de l'histoire à remporter la triple couronne et s'est vu attribuer le titre de cheval de l'année.

La lutte pour la suprématie En 1938, Seabiscuit a 5 ans et continue d'amasser les victoires. Il doit cependant se passer de son jockey, Red Pollard, blessé lors d'une lourde chute et qui doit céder sa place à son ami George Woolf. Tous deux échouent à nouveau dans le Santa Anita Handicap où, après bien des malheurs dans le parcours, ils s'inclinent face au vainqueur du Santa Anita Derby, à qui ils rendent près de 14 kg.

La popularité de Seabiscuit ne se dément pas et les médias commencent à faire pression pour que le champion affronte enfin la terreur War Admiral, pour désigner enfin qui des deux est le meilleur cheval américain. L'idée est d'organiser une course en un contre un. Les entourages des deux champions négocient âprement, mais le match est sans cesse ajourné. Entre temps, Red Pollard est guéri et recommence à monter à cheval, mais un nouvel accident diffère son retour en pistes, et menace même sa carrière. Tandis que les discussions avec l'entourage de War Admiral achoppent, Seabiscuit est invité à un match en tête à tête avec un autre champion, le Californien Ligaroti, appartenant à la star Bing Crosby. Il en sort vainqueur, puis dispute trois courses où il ne s'impose qu'une fois.

Seabiscuit Vs War Admiral : le match du siècle Enfin, une date est fixée pour le match entre Seabiscuit et War Admiral. Il aura lieu le 1er novembre 1938 sur l'hippodrome de Pimlico, à Baltimore (d'où son nom : "The Pimlico Special"). Les médias ne tardent pas à considérer cette rencontre comme "le match du siècle". C'est en effet le Ali-Frazier des courses hippiques : jamais une course n'aura suscité un tel engouement, et peu d'événements sportifs pourront jamais se prévaloir d'une telle fièvre populaire. Venues des quatre coins du pays, 40 000 personnes se pressent à Pimlico, tandis que 40 millions d'Américains suivent l'événement à la radio, un score inouï pour l'époque.

Sur le papier, War Admiral est le grand favori. Son aptitude à prendre des départs fulgurants doit avoir raison de la longue accélération typique de son rival. Mais le rusé Tom Smith a fait subir un entraînement spécial à son protégé en l'habituant à bondir dès qu'il entend une cloche. Au son de la cloche qui annonce le départ de la course, Seabiscuit prend immédiatement le meilleur sur son adversaire, le laisse revenir un peu à mi-parcours, puis repart de plus belle pour s'imposer par quatre longueurs. Partout, c'est la stupéfaction : "le match du siècle" est remporté par l'outsider.

Suite à cet exploit retentissant, Seabiscuit est naturellement sacré cheval de l'année. Blessure, come back et adieux Après le choc contre War Admiral, Seabiscuit continue à courir. Mais la suite de la carrière du champion est remise en cause par une grave blessure subie en course (une rupture des ligaments) qui jette un doute sur son avenir. Comme est incertain le futur de son jockey, Red Pollard, lui aussi blessé et qui peine à recouvrer ses moyens, devant faire face en outre à des problèmes financiers et un penchant pour la bouteille.

Néanmoins, petit à petit, tous deux se remettent et l'on se prend à espérer leur come-back commun. Il aura lieu au début de l'année 1940 et, après quelques courses de rodage, Seabiscuit et son jockey retrouvent le chemin du succès. Il manque toutefois une pierre à l'édifice bâti par le cheval : le Santa Anita Handicap, qui lui a toujours échappé. Ce sera son ultime objectif, et sa dernière apparition sur un hippodrome. 78.000 personnes se pressent pour célébrer son retour et, en même temps, assister à ses adieux.

Après une course à suspens, Seabiscuit remporte enfin l'épreuve tant convoitée, dans une ambiance jamais vue sur un champ de courses. Il met ainsi fin à sa carrière et se retire au haras, à Ridgewood Ranch, en Californie, avec le titre de cheval le plus riche de l'histoire, après 33 victoires, 25 accessits en 89 courses et 437 730 dollars de gains. S'il ne laissera pas un souvenir impérissable comme reproducteur, sa popularité ne se démentira pas : plus de 50.000 personnes lui rendront visite à son haras durant les sept années où il vécut, avant de s'éteindre en 1947.

Il est enterré dans un endroit tenu secret par son entourage. Une statue à son effigie sera inaugurée en 2007 à Ridgewood Farm, qui s'ajoute à celle exposée sur l'hippodrome de Santa Anita, érigée du vivant du champion. En 1958, il intègre le prestigieux Hall of Fame des courses américaines. Dans le classement des 100 meilleurs chevaux de l'histoire des courses américaines au 20ème siècle établi par le magazine Blood-Horse, Seabiscuit occupe le 25e rang, tandis que son rival War Admiral est classé 13e. Seabiscuit dans la culture populaire Seabiscuit ne fut pas le plus grand champion de l'histoire, mais son parcours hors normes lui valut et lui vaut toujours une popularité sans équivalent.

De nombreux livres et films lui sont consacrés. L'ouvrage Seabiscuit: The Saga of a Great Champion de B.K.Beckwith, publié dès 1940 compta beaucoup pour la célébrité du cheval, de même que le film The Story of Seabiscuit de David Butler avec Shirley Temple, où un propre rejeton de Seabiscuit, Sea Sovereign, jouait le rôle de son père. En 1963, Ralph Moody écrit lui aussi une biographie du cheval, Come On Seabiscuit, qui inspirera Laura Hillenbrand pour la rédaction de son best-seller Seabiscuit: An American Legend, adapté au cinéma en 2003 par Gary Ross sous le titre Pur sang - la légende de Seabiscuit, film qui reçut sept nominations aux Oscars.

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