La maison hanté ( Poltergeist ) à Arc-Wattripont

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En 1993, au sud-ouest de la Belgique, une famille désemparée et dix gendarmes effrayés assistent à des scènes terrifiantes dans une habitation. Des faits toujours inexpliqués. Premier article de notre série estivale sur l’étrange.

C’est une maison banale et isolée. En bordure de route à Arc-Wattripont, dans la province de Hainaut, près de Tournai. Seul le petit médaillon de la Vierge coincé dans l’encadrement de la porte vient rappeler les tourments qu’ont connus les lieux il y a vingt et un ans. Ce soir du 5 au 6 janvier 1993, les cinq occupants de l’époque et la dizaine de gendarmes qu’ils ont appelés à la rescousse assistent, impuissants et terrifiés, à une étrange valse de meubles et de bibelots. Tables et armoires qui se déplacent, bris de vitres, matelas en lévitation, cadre de lit perforé, téléphone arraché de sa fiche qui traverse la pièce, livres qui suivent le même chemin défiant les règles élémentaires d’apesanteur.

Un fracas qui résonne encore dans la tête de Philippe Simoulin, journaliste à La Dernière Heure , le premier sur les lieux : « Je suis resté plusieurs heures à une centaine de mètres. J’ai entendu des bruits effrayants. Comme si on tapait avec des chaînes sur de grandes tôles. Cela vibrait. J’avais l’impression que les murs se déformaient. » Son premier article déclenche une déferlante médiatique. Même CNN évoque l’affaire.

Du magicien Gérard Majax aux frères Bogdanov, en passant par des exorcistes ou radiesthésistes en tout genre, les plus grands « spécialistes » du paranormal se pressent au domicile des Dubart. Le parquet de Tournai se saisit de l’affaire. Mais ne livrera jamais ses conclusions. Il est vrai que les éléments rationnels à se mettre sous la dent sont rares.

L’idée de la supercherie est rapidement écartée compte tenu du modeste niveau intellectuel de la famille bigote sur lequel le phénomène s’est abattu. Et surtout du nombre de gendarmes témoins. Joint par téléphone, l’un d’eux, à l’instar de tous les autres, refuse de revenir sur cette affaire qui a empoisonné sa carrière. « Ils ont été très marqués. La plupart ont été mutés à des endroits différents rapidement après », confie Philippe Simoulin.

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Le mal dans le matelas

On accuse la ligne à haute-tension à proximité. On suspecte les eaux souterraines. L’attention se cristallise aussi autour de la personnalité trouble du fiancé de la fille Dubart, Eric Barbé, 24 ans, présent sur les lieux le soir du phénomène. À tous les médias, il clame que la Sainte Vierge lui est apparue et l’aide « à faire fuir le personnage noir qui court dans la maison. » Cet esprit perturbé, dont tout le monde est sans nouvelle aujourd’hui, pousse les adeptes du paranormal à privilégier la thèse du poltergeist (lire ci-contre).

Âgé de 86 ans, le père Dubart vit toujours dans la bâtisse. S’il ouvre aux journalistes, l’ancien routier les maintient sur le pas-de-porte. Et leur sert sa vision des faits au milieu d’une logorrhée difficile à suivre. « On a fait appel à une personne qui a un don. Il est resté plusieurs heures chez nous. Il a trouvé la maladie, dans un matelas. Il nous a demandé de jeter de l’eau bénite dessus et de le brûler à minuit pile sur la route devant la maison. C’est ce qu’on a fait. Et il ne s’est plus jamais rien passé chez nous. » Il est aujourd’hui encore le seul à être persuadé de connaître l’origine de cette nuit de folie.

L’une des photos aux mains de la justice belge. Le physicien Giovanni Cosentino privilégie l’hypothèse du poltergeist.

Le Belge Giovanni Cosentino est professeur de physique dans l’enseignement supérieur secondaire. Il a étudié minutieusement les phénomènes d’Arc-Wattripont. Conscient que sa conclusion peut heurter le bon sens, il ne voit cependant qu’une seule explication possible, celle d’un poltergeist. « Nous sommes confrontés à un phénomène intelligent, qui s’est joué des gens présents. Cela relève soit de l’illusionnisme, qui demande une grande intelligence, ce qui n’est pas le cas de la famille touchée. Soit d’un pouvoir inconscient, qu’on qualifie « scientifiquement » de « psychokinésie récurrente spontanée. » C’est le terme scientifique pour « poltergeist », cette action de l’esprit sur la matière, mot allemand dérivé de poltern « faire du bruit » et geist « esprit ». « La personne devient un médium sans en être consciente. Ce qui pourrait être le cas d’Eric Barbé dans cette affaire. Elle se traduit par des phénomènes physiques donnant l’impression d’être l’expression d’un conflit intérieur qui ne parvient pas à s’extérioriser d’une autre manière. » Un phénomène que le physicien estime capable de disparaître, comme il est apparu, c’est-à-dire du jour au lendemain.

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